IRIN | En eaux troubles

« J’avais très peur quand on était en mer. L’embarcation était surchargée. Je pouvais à peine bouger. J’avais peur de mourir, mais j’avais encore plus peur d’être arrêté par la police libyenne ».Ali*, un Ghanéen de 21 ans, a fait le point avec les journalistes d’IRIN peu de temps après avoir débarqué d’un navire de recherche et de sauvetage à Catane, en Sicile.« Quand vous montez dans le bateau, les trafiquants vous disent que vous arriverez en Italie trois heures plus tard », a-t-il dit, avant d’ajouter que, le lendemain matin, quand ils ont été secourus, leur embarcation ne se trouvait qu’à 12 milles nautiques des côtes libyennes.Ali a survécu, mais trois de ses amis, qui ont tenté la traversée avant lui, sont morts. Ils figurent parmi les 2 726 migrants qui ont perdu la vie en Méditerranée, entre l’Afrique du Nord et l’Italie, cette année, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Source : IRIN | En eaux troubles