Le nombre de personnes radicalisées dans les centres ouverts de demandeurs d’asile est marginal – La Libre.be

Depuis le 1er mars, Fedasil ne recense que 66 signalements pour radicalisation dans les centres ouverts pour demandeurs d’asile dont elle assure la coordination, ont indiqué mercredi deux responsables de l’Agence fédérale en charge de l’accueil des demandeurs d’asile devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats terroristes. Il s’agit de signalements qui sont transmis à la cellule « radicalisation » de l’Office des étrangers qui les partage ensuite avec les services compétents (Sûreté de l’Etat, OCAM, etc.). Un signalement se base sur des indices, auxquels le personnel de Fedasil a été formé, et ne signifie pas qu’une personne s’est effectivement radicalisée. Le nombre est marginal: Fedasil s’occupe en moyenne de 22.500 personnes, a indiqué la directrice de la politique d’appui, Fanny François. Pour faciliter le travail de l’agence, un officier de liaison de la police fédérale lui a été affecté.Les centres fermés, dernière étape avant un rapatriement forcé, doivent également faire face au phénomène. Le centre de Vottem a reçu plusieurs personnes cataloguées comme radicales ou terroristes depuis le 22 mars car il dispose d’une aile spéciale où les personnes ne vivent pas en communauté mais dans une chambre isolée, a expliqué son directeur, Jean-François Jacob. Une équipe pluridisciplinaire évalue au quotidien leur situation. La réintégration de ces personnes dans les ailes communautaires est exceptionnelle voire inexistante afin d’éviter tout risque de prosélytisme.Là encore, des signalements ont lieu. En 2015, 21 dossiers ont été signalés (par les centres fermés ou les services de renseignement et de sécurité). En 2016, il s’agissait de 34 dossiers et cette année, 6 dossiers sont recensés.

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