Nous sommes tous des migrants ; Le Ligueur

Des embarcations remplies de naufragés, des témoignages de parents épuisés qui ont fait des kilomètres à travers tous les temps… Des images, des récits durs à supporter qui tantôt découragent les citoyens les plus actifs, tantôt déclenchent des propos et rejets violents. Tout cela n’échappe pas à vos enfants. Comment leur expliquer le phénomène des migrants pour qu’à leur tour, ils puissent accueillir sans peur et sans idées reçues ces hommes, ces femmes et ces enfants venus d’ailleurs ? Rendez-vous pour cela dans Le Ligueur de ce 26 avril et aussi à l’Expo Sciences à Tour & Taxis (Bruxelles), ce vendredi 28 et samedi 29 avril.

Nous sommes tous des migrants

Bel environnement que celui d’Expo Sciences pour le Village Society qui y développe son projet : Les migrants sont aussi des parents et des enfants.
Niché au milieu d’un bon millier de jeunes passionnés de sciences et de technologies, le Village, lui, s’attarde sur le phénomène des migrants et s’efforce avec sa bonne vingtaine de partenaires à expliquer le pourquoi et le comment à des enfants de moins de 12 ans. Suivez le parcours…

1. Des jeux

Pourquoi toutes ces familles fuient-elles leur pays ? L’OIM (Organisation internationale pour les migrations) reçoit sur son stand le jeu du migrant, inventé par Bonaventure Kagné. Ce grand jeu de l’oie invite les mômes à se glisser dans la peau d’un migrant à partir d’une série de cartes basées sur des situations réelles vécues par ces hommes, ces femmes et ses enfants. Une manière de se glisser dans leur peau, de mieux comprendre ce qu’ils ont vécu et vivent encore aujourd’hui.
Jesuit refugee service (JRS) qui collabore avec la Plateforme Mineurs en exil contre la détention des enfants présente également son jeu qui montre la complexité d’un parcours migratoire et ses conséquences.
Même approche avec l’Autre école d’Auderghem qui présente le Parcours du migrant et toutes les difficultés de son grand voyage.
Enfin, l’ONE propose des activités ludiques aussi pour faire découvrir tout ce qui est mis en place pour accueillir ces personnes au moment où elles posent enfin le pied sur la terre d’accueil.
Difficile quand on découvre tout cela d’imaginer qu’il existe une Convention internationale relative aux Droits de l’enfant. Et pourtant, elle a bel et bien été signée, cette Convention, par tous les pays du monde sauf les États-Unis (à ce jour). Pour en découvrir les grands principes, rejoignez l’Observatoire de l’enfance et du Délégué général aux Droits de l’enfant qui présenteront une série d’outils à ce propos.Vous aimez tester vos connaissances ? Migrakot a mis en place une série d’animations pour évaluer vos connaissances sur l’histoire des mouvements migratoires mais aussi les derniers soubresauts de l’actualité en ce domaine.

2. Des expos

Les préjugés ont beau être combattus, ils continuent à encombrer les esprits. Et pourtant, nous avons peut-être chacun, parmi nos aînés, un migrant ou une migrante. Le CIRÉ en fait la démonstration avec son exposition Les émigrants belges d’hier : un miroir pour aujourd’hui. Archives surprenantes toujours hélas accompagnés des mêmes préjugés, une manière de revisiter son histoire et d’entretenir la mémoire.
Mémoire encore avec la Maison Josepha qui propose de faire mémoire de notre « chez soi » pour laisser apparaître en fin d’activité nos migrations, nos chemins empruntés.

3. Des récits de vie

Des témoins sont invités ces 28 et 29 avril au cœur du Village Society. Ils raconteront leur périple, leur vie d’avant et celle de maintenant, leurs difficultés, mais aussi leurs réussites. Ces migrants prêts à témoigner de leur vie vous attendent au stand de l’OIM ainsi qu’à celui de la Caravane des sans-papiers.
Autre jolie formule pour récolter des récits: l’opération journaliste citoyen porté par l’association MagMa. De jeunes reporters sillonneront le Village du développement pour rassembler les points de vue sur la question des migrants et produire une série d’articles.

4. De l’art aussi…

Des rencontres avec des enfants photographiés par Bertrand Vandeloise qui raconte ce qui s’est dit et vécu le temps de la prise de portraits.
Une exploration du phénomène des migrations exprimée par la sculpture, la peinture, le collage avec un grand artiste venu tout droit de Berlin : Roman Kroke. De la danse et de l’accroyoga, de la musique du monde avec Ola Jas et Ariane Cohen-Adad. Autant de moyens d’expression pour apprivoiser le monde d’aujourd’hui et la question des migrants en particulier.
Vous êtes soucieux d’expliquer la complexité du monde, de donner à vos enfants des clés pour le rendre intelligible ? Le Village du développement vous en donne l’occasion. Par le jeu, l’art, l’exercice de la mémoire… Ensemble.

M. K.