« En Syrie, soit les hommes sont enrôlés, soit ils doivent fuir »

« On n’a pas le choix! Si on reste en Syrie, on sera enrôlé de force par le régime, les rebelles ou les groupes terroristes. On a donc choisi de fuir pour chercher la paix ». Joude Jassouma livre un témoignage précieux concernant son exil de Syrie, d’Alep précisément où il vivait avec son épouse Aya et leur fille Zaine. Au micro d’Eddy Caekelberghs, Joude Jassouma et Laurence de Cambronne (co-auteurs de « Je viens d’Alep, itinéraire d’un réfugié ordinaire ») expliquent notamment pourquoi ce sont les jeunes hommes syriens qui ont fui le pays: « Tous ces hommes sont partis à cause de la conscription« . Fin 2014, Damas avait en effet lancé une campagne de service militaire obligatoire pour les hommes de moins de 42 ans.

A Alep, Joude Jassouma et sa famille déménagent quatre fois: « Un jour, j’ai vu un chien portant une tête décapitée d’un être humain. Là j’ai dit il faut partir! » 

L’itinéraire de Jouda Jassouma, sa vie sous les bombes et son départ d’Alep, un récit à écouter ici:  « En Syrie, soit les hommes sont enrôlés, soit ils doivent fuir »