Julian Assange espère "gagner" d'ici six mois

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a affirmé jeudi qu’il espérait « gagner » d’ici six mois sa bataille avec les autorités britanniques, ce qui lui permettrait de quitter l’ambassade d’Équateur à Londres sans être extradé vers les États-Unis.

« Je crois que d’ici six mois nous allons gagner. Ça va être une victoire historique », a déclaré le citoyen australien, lors d’une vidéo-conférence organisée pour un centre d’étude de Quito, depuis l’ambassade d’Équateur à Londres, où il vit reclus depuis cinq ans.

« Si je ne gagne pas, alors je sortirai d’ici et je partirai dans une prison britannique pour dix ans de plus, où j’aurai à répondre d’accusations ridicules (…) et où je devrai lutter contre mon extradition vers les États-Unis », a-t-il poursuivi.

M. Assange pourrait être poursuivi par les États-Unis pour la publication par WikiLeaks de documents militaires et diplomatiques confidentiels.

En mai, la justice suédoise avait définitivement abandonné les poursuites pour viol qui visaient l’Australien de 45 ans et levé le mandat d’arrêt européen qui le visait dans ce cadre.

Mais Julian Assange n’avait pas pour autant pu quitter les locaux diplomatiques londoniens de l’Équateur, où il s’était réfugié en juin 2012, la police britannique ayant fait savoir qu’elle était toujours « obligée » de l’arrêter car il aurait enfreint les conditions de sa liberté sous caution au Royaume-Uni.

– Baltazar Garzon accuse Londres –

« La vraie bataille commence maintenant », avait alors affirmé Julian Assange depuis l’ambassade, craignant toujours une manœuvre pour le faire extrader vers les États-Unis, non plus par la Suède désormais, mais par les autorités britanniques.

Les États-Unis, de leur côté, refusent toujours de confirmer officiellement si une procédure judiciaire est ouverte ou non contre Julian Assange. Selon la presse américaine, les autorités judiciaires américaines prépareraient bien un dossier d’accusation contre M. Assange.

De même, les autorités britanniques ont toujours refusé de dire si elles ont reçu des États-Unis une demande officielle d’extradition concernant Julian Assange.

Selon l’ex-juge espagnol Baltazar Garzon, directeur de la défense de Julian Assange, « le Royaume-Uni ignore, contourne, enfreint et viole toutes les règles du droit international » dans le dossier du fondateur de WikiLeaks en lui refusant le sauf-conduit qui lui permettrait de partir en Equateur, qui lui a accordé le droit d’asile.

L’ancien juge a averti qu’il allait saisir trois instances des Nations unies de ce dossier: le Comité contre la torture, le Rapporteur spécial sur la torture et le Rapporteur spécial sur le droit à la santé.

La ministre équatorienne des Affaires étrangères, Maria Fernanda Espinosa, a expliqué de son côté jeudi que son gouvernement restait en contact avec les autorités britanniques pour trouver une solution à ce dossier.

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