Dos au Mur

Photos de Pablo Crutzen, Margaux Smets, Nicolas Claise et Eden Krsmanovic

A l’heure où se barricader et construire des murs est présenté comme être la solution miracle, nous vous invitons à découvrir les conséquences d’une frontière « surprotégée » et peu connue du public, celle de Melilla, porte sud de l’Europe.

Melilla est l’une des deux enclaves espagnoles au Nord du Maroc. Avec sa jumelle Ceuta, elles constituent l’unique frontière terrestre entre l’Europe et L’Afrique. Symbole de l’Europe-forteresse, la petite ville espagnole s’est barricadée derrière une triple barrière de 33 millions d’euro avec un objectif : stopper l’immigration illégale et les trafics.

Chaque mois des centaines de migrants subsahariens tentent de passer les barbelés au péril de leurs vies. Aujourd’hui, ils sont rejoints par des réfugiés syriens voulant atteindre l’Europe via le nord de l’Afrique.
Mais si la forteresse se révèle infranchissable pour certains, elle sait ouvrir ses portes quand elle peut en tirer bénéfice. Dangereuse et poreuse, la frontière de Melilla a permis aux passeurs et aux douaniers corrompus de développer un business florissant.
Certains enfants marocains ont, eux, réussi à entrer dans l’enclave. Il vivent alors dans la rue en attendant de se cacher dans un ferry direction l’Espagne.

« Dos au Mur » c’est l’histoire de ces hommes et femmes dont le quotidien est rythmé par la frontière la plus inégale au monde : contrebandiers et passeurs marocains, femmes de ménage entre deux continents, enfants des rues shootés à l’Europe ou encore membres de la Guardia Civil chargés de surveiller la barrière.


Cette exposition représente l’aboutissement d’une année et demi de travail, plusieurs voyages de terrain, un mémoire de fin d’étude et la réalisation d’un livre.


À l’initiative de Sofia Bennani, Échevine de la Solidarité Internationale. Avec le soutien du Collège des Bourgmestre et Échevins d’Anderlecht.

Source : Dos au Mur