Soutiens les mères, les pères et les enfants de Berks !

Ces dernières années, les États-Unis ont de plus en plus eu recours aux centres de détention pour lutter contre l’immigration irrégulière.

Des familles, y compris des enfants, sont détenus dans ces centres sans savoir quand ils pourront sortir.

À l’occasion de la fête des mères le 13 mai dernier et de la fête des pères le 14 juin prochain, nous te proposons de participer à notre action de solidarité en envoyant une carte de soutien personnalisée à ces familles.

Des familles et des enfants enfermés dès leur arrivée aux États-Unis

Chaque année, des dizaines de milliers de personnes traversent la frontière sud des États-Unis pour y demander l’asile. La plupart de ces demandeurs d’asile viennent des pays du « Triangle du nord » (Salvador, Guatemala, Fonduras), ou encore d’Afrique ou d’Asie du sud pour fuir les conflits armés, la violence et la persécution. Lorsqu’ils arrivent à la frontière, les parents mais également les enfants sont enfermés pour une durée indéterminée.

Si cette pratique n’est pas nouvelle, le gouvernement américain pourrait étendre la détention de ces demandeurs d’asile pour les décourager à entrer sur le territoire.


Qu’appelle-t-on “prison pour bébés” ?

Les « prisons pour bébés » sont des centres de détention qui enferment des familles entières demandant l’asile, y compris les enfants.

Il existe 3 centres de détention aux États-Unis où près de 3 000 enfants et parents sont détenus :

le centre de Berks County en Pennsylvanie

le centre de Karnes City au Texas

le centre de Dilley au Texas

• Le sais-tu ?

Le centre de Berks est la plus ancienne « prison pour bébés » et le seul centre destiné aux familles où les hommes et les femmes sont détenus ensembles.




© Amnesty International

Une atteinte aux droits des parents et des enfants

Le centre de détention de Berks est aujourd’hui le symbole de la violation de certains droits des demandeurs d’asile aux États-Unis. En effet, les familles sont enfermées dans des conditions difficiles et des pères ont même été séparés de leurs enfants après leur arrivée.

Le maintien en détention de ces familles et de leurs enfants n’est autorisé ni par le droit américain, ni par le droit international.

La loi américaine et le droit international garantissent au contraire le droit de demander l’asile et d’autres solutions doivent être trouvées avant de placer les migrants dans ces centres. Ces personnes devraient donc être traitées avec humanité et bénéficier d’une protection dès leur arrivée aux États-Unis.

• Le sais-tu ?

Selon le droit international, les mineurs ne peuvent être détenus que dans des circonstances exceptionnelles et pendant la durée la plus courte possible.

Le placement en détention d’enfants, dans l’attente du traitement de la demande d’asile de leur parents, n’est pas une circonstance exceptionnelle nécessitant leur emprisonnement.

Demander l’asile n’est pas un crime, personne ne devrait voir son enfant faire ses premiers pas en prison.

Notre pétition pour demander la libération de ces familles

Plusieurs actions ont déjà été menées par Amnesty International aux États Unis depuis 2017 et ont permis la libération de plusieurs familles.

Face à ces avancées, il est important de continuer à se mobiliser pour ces personnes enfermées injustement. C’est pour cela qu’une autre action globale est lancée à partir de ce mois de mai afin de mettre fin à la détention des familles et de leurs enfants demandeurs d’asile aux États-Unis.

Pour signer notre pétition

Notre action de solidarité pour soutenir ces familles

À l’occasion de la fête des mères et des pères, il nous semblait important de faire savoir à ces mères et ces pères enfermés avec leurs enfants qu’ils ne sont pas seuls et que des milliers de personnes pensent à eux et les soutiennent.

Si toi aussi tu souhaites participer à cette action de solidarité, il suffit d’acheter une carte dans le commerce ou bien de la créer toi-même, d’y faire un dessin, d’y coller des stickers, ou d’y inscrire un message de solidarité en anglais, à l’attention de ces familles.

Une fois ton dessin ou ton message terminé, tu peux nous envoyer ta carte à l’adresse ci-dessous :

Programme Jeunesse

Amnesty International Belgique francophone

Chaussée de Wavre 169

1050 Bruxelles.

Nous nous chargerons ensuite de l’envoyer à ces familles.

Article original: https://www.amnesty.be/jeunes/engage-toi/actualites-sur-nos-actions/article/soutiens-les-meres-les-peres-et-les-enfants-de-berks